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True that.
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Ce sentiment à chaque fois qu’elle part. Que je ne pourrais jamais la saisir complètement. Il ne s’agit pas de contrôle, mais de réciprocité. Elle m’aime. Je l’aime. Aucun doute. Mais cet insaisissable moment du départ trouble.
Cette légèreté du départ. Comme si le monde lui appartenait. Comme si elle allait explorer le coeur léger. Toujours ce petit sentiment de pincement.
Mais les départs.
Personne n’aime les départs. À part elle.
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L’année de mes 24 ans fut celle des vinyles de Dylan le soir avant de dormir. Celle des balades à vélo l’été à rien faire. Entre deux découvertes du blues qui devaient changer mon rapport à la musique. Entre deux épisodes explosifs avec celle qui m’accompagnait. Qui était devenue plus confiante avec le temps mais qui gardait ce petit côté indomptable et toujours prêt à partir. Terriblement attirante.
L’été de mes 24 ans fut celui de vieux vinyls d’occasion. Des “presses originales” disaient les vendeurs pour justifier les prix exorbitants que je mettais dedans. Et Dylan qui jouait, comme dans un film des années 70. Un petit parfum de changement et de révolution trahie dans l’air. Un an après notre choc collectif qui avait tout changé, pour certains d’entre nous en tout cas.
L’année de mes 24 ans, pas encore 24, fut celle du blues. Du 1er janvier de cette année treizième du deuxième millénaire, je découvris tardivement tout ce que j’avais manqué, qui m’avait échappé dans mon examen de la musique. La vingt-troisième était celle, à posteriori, du classique. La suivante était sous le signe du blues, musique de pauvre et d’amour. D’espoir et de piété. Celui des noirs qui s’en foutaient de bien enregistrer. La musique était là pour vrai.
L’année vingt-quatrième qui s’en venait était celle de l’espoir relancé face à la vie. De la recherche de l’équilibre. Et toujours du si puissant blues qui venait changer tout avec son rythme et son acceptation de toute chose. Des soirées passées à tisser des liens entre les différents héros de ma nouvelle égérie musicale et découvrir tout ce qui m’échappait encore, soit la vaste majorité de l’univers que je m’efforçais de défricher.
Et hier encore, je n’ai pas encore mes vingt et quatre galons pour attester de ces changements. Mais toujours, les mathématiques n’ont jamais rien réglé d’autre qu’elles-mêmes…
“Thank you, good night” come dirait Otis.
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Publié le juin 4, 2013 via ryan donato with 742 notes
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Je me connais! Les seuls romans qui se terminent bien sont ceux où je ne suis pas….
Platonov -
J’ai ce masque, ce sourire, qui sert à se protéger. Ce caractère léger et lourd à la fois, qui ne sert qu’à dissimuler le mal-être, ou au moins le moi plus profond. Et qui essaie de ne pas le montrer, alors que je devrais le faire. Pour que les gens me voient comme je suis. Puissent m’aimer tel que je suis réellement.
J’aurais aimé te montrer plus tôt, ma belle Noémie. Tu m’aurais surement aimé plus. Je t’aurais montré ce moi qui se planque bien creux quelque part entre le coeur et l’estomac.
Et toujours, je n’arrive pas à laisser les gens s’approcher plus. Parce que… parce que, je ne sais que trop dire. Parce que. Alors, je ponctue de “ha ha”, de rires, d’interjections, de sacres, pour rendre le caractère plus grossier et moins subtil, parce que cela me sert à me dissimuler. Que les gens ne puissent pas voir. Ce côté un peu ours, à des années lumières de mes sentiments.
Et pourtant, ce sont ces gens qui me tiennent en vie. Qui me donnent l’énergie et l’envie de vivre de façon absolue. D’aimer. D’être. La pulsion bien plus forte de la vie face à la mort.
Je l’aime. Oui, je l’aime. J’aurais aimé continuer. Peut-être un jour.
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Tant qu’il y a de l’amour, il y a de l’espoir.
Tant qu’il y a de l’espoir, il peut y avoir de l’amour.
Tout était dans tes yeux, la grille tombée.
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Publié le mai 7, 2013 via Choy Baby with 15 notes
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Trop triste pour me résoudre à continuer. Une fois de plus. Un jour, l’accumulation sera complète. Ce jour là, les mystères de la vie seront révélés. Dans le grand noir. Dans la lame froide, dans la morsure de l’acier.
Tellement épuisé de porter autant de tristesse sur mes épaules. Ce n’est pas de ta faute. Je t’ai aimé comme j’ai pu. Tu m’as laissé car tu ne pouvais pas. Ce n’est qu’un domino de plus.
At least we tried. At least we gave it a shot. A long shot. And it’s better to burn out than to fade away. At least we tried.
Cela ne sert à rien de penser que tu reviendrais même dans une relation plus ouverte. A rien du tout.

