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J’aurais vraiment envie de t’écrire. De te tenir. De t’aimer. Je me sens angoissé. Un peu trop. Je ne sais pas trop pourquoi. Une angoisse sourde, résonante, difficile. Dormir peut-être. T’écrire tantôt, plus tard.
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Petites ruptures.
Certaines plus grandes que d’autres. Je vis des petites ruptures. Un petite-grande rupture me direz-vous. Pourquoi pas?
Des ruptures de continuation. De lieux, de temps, d’implications, de gens, de modes de vie. Plein de ruptures impromptues et qui font plonger dans le vide du grand noir.
La peur, direz-vous. Certainement, vous répondrais-je. Certainement.
Je l’aime. Et cette petite rupture fait mal. Trop mal.
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“The World if falling appart” (Amy Spanos)
Derrière le vernis ou la tapisserie, tout est noir.
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Sure thing.
Publié le mars 27, 2013 via The Walrus and the Mad Hatter. with 19 notes
Source : halfheartedhalfway
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Refus

Nous sommes dans un courant de refus. Refus de l’institution. Refus de l’art-platitude qui ne vise rien en particulier. Refus de l’art qui vient de l’artiste sans jamais chercher à provoquer ou faire participer l’autre.
C’est un refus absolu et complet, qui ne peut s’accommoder des vertus débilitantes des performances-verrues, spectacles qui ne sont là que pour légitimer leur propre existence en tant que champ de l’art pour l’art technique.
Il faut refuser de ne pas participer à l’art. Nous sommes l’art. Leurs institutions sont limites intellectuelles et castrantes pour l’esprit créatif. Biens dans leurs normes, ils et elles créent en techniciens plutôt qu’en tant qu’intellectuels concernés. Bien au fait du confort de l’institué. Sans jamais chercher à dépasser leur répertoire d’action et de création, celui que l’on a pris soin de leur infliger. Oui, infliger. Car ils et elles ne peuvent plus faire autre chose qu’en s’en tenir à cette gamme limitée de pensée. Sans jamais évaluer la possibilité et le potentiel du chaos bienveillant qui guide le spectateur qui s’implique soudainement et devient acteur en puissance.
Notre pratique se situe dans la perturbation. La perturbation de l’art établit dans les performances calculées et vides de sens et de sentiments. La perturbation et l’acceptation de notre propre inconsistance. Dans l’art des gens qui ne sont pas artistes et qui n’en réclament ni le titre ni la vertu. Nous sommes précisément dans l’endroit où devraient être ces supposés artistes qui se complaisent dans la technique, là où il ne devrait y avoir qu’intelligence émotionnelle et créative.
Nous prônons le chaos et la déconstruction comme alternative au tout fait et à la technicité. Nous refusons de subir des lectures calculées et mécaniques de textes qui n’aurait jamais dû être statiques et encore moins interprétés comme étant des oeuvres constantes selon l’époque. Jamais. C’est un non définitif et puissant qu’il faut opposer.
Il faut détruire, déconstruire et refuser. Perturber pour la réflexion et l’action éphémère. Car l’art ne doit pas être institutionnalisé dans un musée, une cage de verre et de béton, sacralisée et sanctifiée comme la religion a pu l’être. Il n’y a pas de vertu dans un tel art. Ce n’est qu’un camouflet aux vivacités créatives.
Cessez d’interpréter et ressentez. Présentez de la liberté et de l’interaction à vos spectateurs présumés. Ne vous réfugiez pas dans le texte, dépassez le. Il n’y a pas de mérite à rester dans le littéral sans jamais se nourrir et s’abreuver de la culture illimitée du monde plusieurs fois millénaires. Sortez de vos zones de confort et perturbez.
Votre convention n’est que le signe d’un passéisme nostalgique et décadent intellectuellement. Cessez de payer l’impôt aux techniciens de l’art. Cessez de suivre vos instructions. L’art doit être chaos et révolutions sans quoi il est mort. Il n’existe pas de mots assez puissants pour souligner le sentiment que vous nous inspirer. Nous exécrons votre technique et votre capacité à n’être que des fossoyeurs de l’art en tant que vous le concevez dans votre passéisme nocif et malsain.
Dans l’éphémère, la critique de tout.
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Photo 78 out of 365: Are you sure what side you are on?
Inspired by “Right Where It Belongs” - NIN
Éprouver le monde, encore.
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Besoin de vivre après Elle;
Le fait qu’elle soit encore là;
Besoin de stabilité;
Le fait que l’amour ne se trouve pas à tous les coins de rue;
Besoin de projets et de repères;
Le fait que l’amour se trouve à tous les coins de rue;
Besoin d’amour, finalement, absolu et irréconciliable;
Le fait que nous mourrions de façon inexorable et définitive;
Besoin de vivre de façon entière, sans compromis ni perte de temps;
Le fait que nous soyons écrasés par les autres;
Besoin de dépasser ces limites;
Le fait que je sens encore que j’aurais pu le vivre avec Elle;
Besoin de passer à autre chose, qu’Elle;
Le fait qu’Elle soit multiple avec le temps, même si Elle reste;
Besoin de tout ça, dans toutes les contradictions.
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